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 Château-Arnoux : une famille géorgienne en instance d'expulsion

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Faï Tirà
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MessageSujet: Château-Arnoux : une famille géorgienne en instance d'expulsion   Lun 18 Nov 2013, 09:56

Château-Arnoux : une famille géorgienne en instance d'expulsion

http://www.hauteprovenceinfo.com/


La date butoir du jeudi 21 novembre approchant, un comité de soutien multiplie les actions pour empêcher l'expulsion. Une manifestation est programmée mercredi dans la cité préfectorale.

Le monde est en marche… Mais où va-t-il ? L’ère de la civilisation n’est pas aussi civilisée qu’on pourrait le penser. Victor Hugo disait : "La civilisation n'est autre chose que le mode de végétation propre à l'humanité."  Freud était plus sévère : "Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés." Toute chose créée dans l’univers a son revers, conservant ainsi un équilibre naturel. Par conséquent, l’Homme invente, organise, écrit des lois, refait le monde et doit faire face invariablement à cet état de fait. Le monde est en crise. Qu’elle soit économique, étatique ou religieuse, elle existe et les hommes sont en souffrance.
 
Une famille de réfugiés politiques sur un siège éjectable Château-Arnoux abrite, depuis le 26 août dernier, une famille de Géorgiens assignée à résidence dans un hôtel. La famille KIRIQURASHVILI, un couple avec deux enfants (6 ans) nés en France et scolarisés dans une des écoles de la commune, est arrivée sur notre territoire en 2004 en qualité de réfugiés politiques.

Ses papiers lui ayant été retirés, elle a fait une demande de régularisation au regard des critères de la circulaire relative à l’admission exceptionnelle au séjour. Demande rejetée par l’OFPRA - Office français de protection des réfugiés et apatrides, y compris lors de son réexamen pour une demande d’asile cette fois.
Sur la commune, leur situation ne laisse personne indifférent. La municipalité accueille gratuitement les enfants à la cantine et un comité de soutien s’est créé sous la houlette du Réseau d’Education Sans Frontière. 
Celui-ci a constitué une chaîne de solidarité, notamment pour les repas du soir, l’hôtel ne leur dispensant aucun repas.

Une pétition comprenant plus de 1 000 signatures réclamait la poursuite de la scolarisation des deux enfants appuyée d’une manifestation devant la préfecture de Digne-les-Bains, le mercredi 10 octobre.

Une délégation d’élus a été reçue en préfecture et a obtenu une prolongation de leur assignation pour une durée de 45 jours supplémentaires.

Ce qui porte la date butoir au 21 novembre prochain. Depuis ce 10 octobre, le père a obtenu une promesse d’embauche chez un boulanger de Sisteron. La municipalité, de son côté, a mis en mouvement son réseau de bailleurs sociaux afin de leur obtenir un logement.
 
Le serpent qui se mord la queue

Malgré toute la bonne volonté des uns et des autres, la situation de cette famille est une impasse dans la mesure où, pour avoir un travail, il faut des papiers, ce qui n’est pas le cas.

 Idem pour ce qui est du logement, même si l’on peut légitimement penser qu’à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Il n’en demeure pas moins que les bailleurs sociaux ne sont pas des philanthropes et que pour monter un dossier de demande de logement, il faut fournir une foule de documents (carte d’identité ou titre de séjour, avis d’imposition, justificatifs de ressources…), ce que ne peut fournir actuellement la famille KIRIQURASHVILI.

On pourrait imaginer aussi, comme cela a été demandé par le comité de soutien, que la municipalité fournisse un logement communal. Cela poserait de fait la question de l’équité par rapport à la liste d’attente de demandeurs de logement.
Cependant, Zaza, le papa, ne peut pas travailler malgré la promesse d’embauche car il n’a pas de papiers… Donc, qui paiera le loyer, l’eau, l’électricité ?
Qui assurera le bien loué comme l’exige la loi ? Certes, cette famille est sous le coup d’une éventuelle expulsion, mais combien de familles sont menacées d’expulsion pour diverses raisons : accident de la vie, chômage… ?
Comprendraient-elles le choix des élus ?
Aujourd’hui, le dilemme est draconien pour des élus responsables : comment être solidaire dans l’équité ? Le drame de la société "civilisée" n’est pas dans le refus de la solidarité, mais dans les moyens d’être solidaire alors que la précarité est grandissante.
Il faut espérer qu’elle ne sera jamais dominante, car alors…
 
Poursuite des actions pour soutenir la famille

Le Comité de soutien a adressé un courrier au Préfet des Alpes-de-Haute-Provence le 28 octobre dernier, demandant de "permettre à George et Luca, les deux enfants, nés en France, de la famille Kiziqurashvili de poursuivre sereinement leur scolarité à Château-Arnoux, dans l’école où ils sont inscrits depuis la rentrée 2013."
Il souligne combien la famille s’est intégrée et est appréciée de tous, faisant des efforts pour participer à la vie associative et bénévole.
De son côté, le maire de Château-Arnoux, Patrick Martellini, a adressé un courrier à Manuel Valls et sans réponse, a écrit à Christiane Taubira, Ministre de la Justice, le 7 novembre dernier.
Il sera dans le cortège de la nouvelle manifestation qui se déroulera mercredi 20 novembre à Digne-les-Bains.

Par Françoise Latour Navarro

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Faï Tirà
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MessageSujet: Kremlin-Bicêtre : Des habitants obligés de vendre leur maison pour laisser place à un éco quartier   Jeu 23 Fév 2017, 15:33

Kremlin-Bicêtre : Des habitants obligés de vendre leur maison pour laisser place à un éco quartier




http://www.20minutes.fr/
 
 
IMMOBILIER Près de soixante habitants du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) reçoivent actuellement des lettres de l’établissement public foncier d’Ile-de-France (EPF). L’organisme souhaite acquérir leurs biens immobiliers…
 
 
 
 

 
 
Des riverains du Kremlin-Bicêtre devant l'une des maisons vendues dans le cadre d'un futur projet d'écoquartier - R.LESCURIEUX
 
Romain Lescurieux
 
 
 
 
Portes murées, fenêtres condamnées, portail enchaîné. Depuis quelques mois, la rue de la Réunion et ses alentours, au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), se vide de ses habitants. La raison : une future opération immobilière d’écoquartier dans le secteur, tout près de la station de métro « Kremlin-Bicêtre Hôpital » - dans le prolongement de la ligne 14 – qui verra le jour en 2027. « Et nous, nous serons où d’ici là ? En tout cas, aujourd’hui, nous sommes pris à la gorge », s’exclame Daniel, 71 ans, devant l’entrée de sa maison.
 
Le 17 janvier dernier, cet habitant a reçu une énième lettre del’établissement public foncier d’Ile-de-France (EPF) concernant l’acquisition de son pavillon et de son terrain. « Je ne suis pas contre le futur projet immobilier, mais ils ne peuvent pas prendre nos biens pour une bouchée de pain », ajoute-t-il.
 
« Ils proposent de racheter les biens entre 30 et 20 % moins chers »
 
En 2015, un nouveau PLU (Plan local d’urbanisme) est approuvé par le conseil municipal pour dessiner le « Kremlin-Bicêtre Horizon 2030 ». Mandaté par la mairie, l’établissement public foncier d’Ile-de-France (EPF) est alors missionné pour acquérir les terrains du secteur se situant près de l’hôpital. A quel prix ? C’est tout le problème pour certains des soixante propriétaires à se retrouver sous la contrainte de vendre leur bien immobilier à ce seul et même opérateur.
« Ils font ce qu’ils veulent et ils proposent de racheter les biens entre 30 et 20 % moins chers que le prix du marché », explique Daniel. Lui, possède depuis plus de vingt ans ce pavillon estimé « aux alentours de 450,000 euros pour 90 mètres carrés ». Mais la lettre d’acquisition de l’EPF que 20 Minutes a pu consulter mentionne 390.000 euros. « Je veux bien vendre mais au prix juste », reprend Léon, 76 ans, un autre voisin. A ses côtés, Sylvie, attend, elle, la fameuse lettre de l’EPF.
« Je suis concernée mais je n’ai encore rien reçu. J’aimerais pourtant savoir quand nous allons être mangés », dit-elle. Ces riverains comptent saisir prochainement un juge de l’expropriation. Contacté, Jean-Marc Nicolle, le maire (MRC) du Kremlin-Bicêtre tient à recadrer la situation.
 
« Nous n’y allons pas au bulldozer »
 
« Il y a dans ce secteur des biens entretenus mais globalement c’est un quartier assez dégradé et en état de délabrement. D’où ce projet de réaménagement », affirme l’élu. « Mais nous n’y allons pas au bulldozer. Nous ne sommes pas dans la précipitation », précise-t-il. Jean-Marc Nicolle dit ne pas souhaiter aller jusqu’à « une procédure d’expropriation ». « Nous ne mettons pas les gens dehors, il y a des discussions et notamment des propositions de logements à prix maîtrisés », conclut-il.
Mais Daniel, lui, regrette le manque de dialogue avec la mairie et surtout de perspectives. « Je me suis endetté pour mon pavillon, ce n’est pas pour finir mes jours en regardant l’autoroute depuis leur écoquartier », note celui qui n’entend donc rien lâcher.

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